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  • Observance : le risque de déremboursement

    Observance : le risque de déremboursement

    8/10/2015

    Face aux restrictions budgétaires en matière de santé, les autorités politiques font la chasse aux actes inutiles. Au point de remettre en cause le remboursement des traitements prescrits aux malades peu observant. « Mais est-ce vraiment en sanctionnant le patient qu’on évitera les actes et les prescriptions générateurs de coûts inutiles ? », questionne le Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS).

    Selon l’étude « Améliorer l’observance : traiter mieux et moins cher », 60% des Français prendraient mal leur traitement quotidien. Une incidence surestimée pour le CISS. Selon les données de l’OMS, « ce taux s’élève à 50% pour les maladies chroniques ». Les pratiques soignantes doivent donc évoluer pour « réduire le risque d’interactions médicamenteuses auprès des patients ». Lesquels sont par ailleurs fragilisés par « la politique de déremboursement en cas de non-observance ». Pour rappel, en 2013, l’Etat s’était prononcé - chez les malades non-observant - contre la prise en charge des appareils à pression positive continue utilisée contre le syndrome d’apnée du sommeil (SAS). Le 28 novembre 2014, le Conseil d’Etat s’est exprimé contre cette mesure, estimant qu’il « n’existe aucune base légale pour supprimer le remboursement des malades en raison de difficultés à suivre leur traitement ».

    Source : CISS, le 18 février 2015